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(Image d'illustration) Un avocat devant le tribunal de grande instance de Yaoundé, au Cameroun.
© AFP PHOTO/REINNIER KAZE
(Image d'illustration) Un avocat devant le tribunal de grande instance de Yaoundé, au Cameroun. © AFP PHOTO/REINNIER KAZE

Cameroun : les premiers témoins ont été entendus au procès des leaders anglophones

Au Cameroun, le procès de 27 militants anglophones se poursuit devant le tribunal de Yaoundé. De lourdes charges pèsent contre eux : hostilité contre la patrie, rébellion ou coactions d’actes terroristes. Ils avaient été interpellés en décembre et janvier dernier, au plus fort des protestations contre ce qu’ils appellent l’hégémonie francophone. Après six mois de procès, les débats sont enfin entrés dans le vif du sujet ce jeudi.

L’audience d’une durée marathon a été émaillée de quelques incidents entre le banc du ministère public et celui des avocats de la défense. Les débats houleux ayant fait ressortir la difficulté à conduire un procès serein avec encore des procédures pénales diversement interprétées entre l’accusation dont les parties prenantes sont essentiellement francophones et les avocats de la défense eux majoritairement anglophones.

« Ce qu’on doit comprendre, c’est qu’aujourd’hui ce qu’on applique, ça n’est ni le commandant ni le code d’instruction criminelle, c’est le code de procédure pénale. Nous nous enrichissons, nous sommes contents d’être enrichis, que notre voix soit enrichie par le Code civil, mais le système matrimonial et le système dit de commandant. Mais lorsque notre système est assez clair, on ne peut pas chercher à l’interpréter en allant puiser dans un autre système qui n’a pas vocation à s’appliquer donc à mon sens le problème ne se pose pas », estime pour sa part l’avocat de l’accusation.

Tout au long de ces heures d’audiences, seuls deux témoins sur les dix qu’a présentés le ministère public, un colonel et un officier principal de police, ont pu déposer sous serment. Un rythme jugé lent et qui n’est pas sans inquiéter les avocats de la défense : « S’il nous faut deux témoins pour six semaines, parce que la prochaine audience est renvoyée au 31 août 2017, ça veut dire qu’il nous faudra pratiquement six semaines multipliées par 5, 30 semaines pour surement entendre les témoins, alors on est inquiet ».

L’audience ouverte au public a été suivie par une foule importante, des parents et amis ayant pour certains fait le déplacement de Bamenda et Buea. Reprise de débat le 31 août 2017.

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