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Teodorin Nguema Obiang à Malabo en 2013.
© AFP
Teodorin Nguema Obiang à Malabo en 2013. © AFP

Biens mal acquis : début du procès dès lundi en l’absence de Téodorin Obiang

Le fils du président de Guinée équatoriale, Téodorin Obiang, jugé à Paris à partir de lundi dans la procédure des biens mal acquis portant sur un enrichissement frauduleux en France, sera absent de son procès, a indiqué vendredi 16 juin l’ambassadeur de son pays, au cours d’une conférence de presse. L’avocat de la Guinée équatoriale a pour sa part précisé qu’il déserterait le tribunal correctionnel. Jean-Charles Tchikaya dénonce un dossier vide. Il estime aussi qu’avec cette procédure, la France viole le droit international.

La Guinée équatoriale ne décolère pas. La famille Obiang Nguema ne comprend pas pourquoi, l’un d’entre eux, le fils du président, Téodorin, par ailleurs lui-même vice-président d’un pays souverain, se voit traîner devant les tribunaux français.

Alors par le biais de l’ambassadeur, ils le font savoir à Paris. Derrière ces prétendus biens mal acquis, il y a un complot, une réelle volonté de nuire à l’image de la Guinée équatoriale, martèle Miguel Oyono Ndong Mifumu.

« Il n’y a pas de victime »

Pas de victime, pas d’affaire, assure pour sa part Jean-Charles Tchikaya, l’avocat de la Guinée équatoriale. Et il ajoute que son pays a engagé une procédure devant la Cour internationale de justice. Leur objectif : torpiller cette procédure jugée « ubuesque ».

« Je suis au pays de Descartes. Lorsqu’une atteinte aux biens est commise, qu’il n’y a pas de victime et que la justice poursuit l’affaire, on se pose la question : que veut-on ? Puisqu’il y a des biens qui ont été saisis. Dès lors qu’on ne sait pas qui est la victime des biens mal acquis, on est bien obligé de constater que faute de victime, c’est une affaire de tentative de racket judiciaire », proclame-t-il.

Et de rappeler que la Guinée équatoriale, « qui ne se plaint de rien, d’aucun détournement de deniers publics, ne s’est pas constituée partie civile ».

Et pour s’assurer que le message est bien passé à l’égard des autorités françaises, l’ambassadeur de Guinée équatoriale a lancé un avertissement : cette affaire, a-t-il dit, risque d’avoir des conséquences sur les relations bilatérales entre son pays et la France.

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