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Banque mondiale : l’Afrique subsaharienne connait une modeste croissance en 2017

Africa’s Pulse est le tout dernier rapport semestriel de la Banque mondiale sur l’état des économies africaines. Une croissance modeste pour l’Afrique subsaharienne, appelée cependant à relever de nombreux défis pour maintenir son rythme de croissance, tel en est l’un des principaux enseignements.

Une lueur d’espoir pour les économies africaines malgré une petite baisse des prévisions de croissance. Encore modérée et inférieure aux anticipations d’avril dernier, qui tablaient sur une progression de 2,6 %, la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait ressortir à 2,4 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, selon la dernière édition d’Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l’état des économies de la région.

Nigéria, moteur de croissance en Afrique de l’ouest

Dans son rapport publié jeudi 12 octobre, l’institution de Bretton Woods annonce en effet « des perspectives économiques » plus ou moins prometteuses pour les pays africains. Et en Afrique de l’ouest, un pays, le Nigéria, première puissance économique africaine devant l’Afrique du Sud, est la principale locomotive de cette croissance régionale constatée par la Banque mondiale. Le Nigeria, qui compte près de 200 millions d’habitants en 2017, a renoué avec la croissance au deuxième trimestre avec un taux de 0,55%, selon les chiffres officiels révélés au début du mois de septembre.

Quoi que signant la fin de la récession dans laquelle pataugeait l’économie nigériane depuis 2015 laisse certains analystes dubitatifs qui selon eux, le retour de la croissance au pays de Buhari, en plus d’être insuffisant, est surtout fragile. Mais la Banque mondiale qui « croit » au programme de « rattrapage » d’Abuja devant aboutir à une croissance inclusive, n’est pas dans la catégorie des sceptiques. Tout au contraire. En tant que puissance pétrolière et agricole notamment, le Nigeria dont l’économie retrouve progressivement ses forces depuis sa sortie de crise, devrait en effet augmenter ses volumes d’échanges avec ses voisins africains et pourrait à terme, exercer un effet d’entrainement sur les autres pays ouest africains.

Les autres facteurs qui entrent en jeu

Si pour l’heure, le géant africain est considéré comme la principale locomotive de cette croissance régionale, d’autres facteurs notamment l’amélioration de la conjoncture internationale marquée par « la hausse des cours des produits issus des industries extractives et du retour des flux de capitaux », peuvent également contribuer à la bonne santé de l’économie africaine, indique le rapport de la Banque mondiale. Si certains pays « exportateurs de métaux profitent du redressement des cours internationaux sur fond de rebond de la production minière (…) », selon toujours le même document, d’autres économies restées globalement stables, sont soutenues par les investissements dans les infrastructures et « une meilleure productivité agricole ».

La Banque mondiale qui donne le Sénégal en exemple en Afrique de l’ouest, met en garde cependant contre la mollesse persistante de cette embellie, insuffisante pour accroître le revenu par habitant en 2017, malgré « des perspectives positives ».

« (…) Ces performances modérées ne pourront entraîner qu’une hausse modeste du revenu par habitant, qui a cédé du terrain en 2016-17, et sera nettement insuffisante pour promouvoir une prospérité généralisée et accélérer la réduction de la pauvreté. », explique Punam Chuhan-Pole, économiste à la Banque mondiale.

De plus, selon toujours le même document, si globalement la relance semble déjà acquise pour beaucoup de pays africains, elle se fera à des vitesses différentes. Selon le rapport, « à terme, l’Afrique subsaharienne devrait bénéficier d’une reprise modérée de l’activité économique, avec une projection de croissance estimée à 3,2 % en 2018 et 3,5 % en 2019, compte tenu de la stabilisation des cours des matières premières et de la hausse progressive de la demande intérieure, sur fond d’atténuation de l’inflation et de politiques monétaires accommodantes. Mais les perspectives restent difficiles pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), contraints de s’ajuster à la faiblesse des cours du pétrole qui diminue leurs recettes et augmente leur dette. »

A cet égard, la Banque mondiale recommande aux pays africains d’améliorer la qualité de leurs dépenses afin de les rendre plus « efficaces et efficientes ».

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