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Paul Kagame lors du 20ème anniversaire du génocide rwandais, à Kigali, le 10 octobre 2016. © Ben Curtis/AP/SIPA
Paul Kagame lors du 20ème anniversaire du génocide rwandais, à Kigali, le 10 octobre 2016. © Ben Curtis/AP/SIPA

Rwanda : le FPR, parti au pouvoir, a investi Paul Kagame, candidat à l’élection présidentielle

Le président sortant, Paul Kagamé, a été désigné sans surprise candidat à l’élection présidentielle par son parti, le Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir), ce samedi. Le scrutin, dont il est grandissime favori, doit se tenir le 4 août prochain.

Sans surprise, le président Paul Kagame a été officiellement investi par son parti, le Front patriotique rwandais (FPR), en vue de l’élection présidentielle. Le président rwandais s’était déjà déclaré candidat à cette élection, en janvier 2016, mais les statuts du parti exigeaient qu’il soit officiellement désigné. Unique candidat à l’investiture, il a donc été élu ce samedi 17 juin, devant plus de mille délégués, au tout nouveau siège du parti.

« La pression pour que je ne sois pas candidat était moins éclairée et avait moins de sens que la pression pour que j’accepte », a-t-il déclaré.

Pas l’ombre d’un doute

Outre le FPR, le Parti vert démocratique, unique parti d’opposition légal, a annoncé son intention de présenter un candidat, Frank Habineza, au scrutin. Plusieurs opposants indépendants ont par ailleurs annoncé leur intention de se présenter à l’élection, comme l’ancien journaliste Philippe Mpayimana, revenu d’exil en France, ou encore Diane Rwigara, la fille de l’homme d’affaires et ancien financier du FPR, Assinapol Rwigara, décédé en 2015. Le parti libéral (PL) et le Parti social démocrate (PSD), tous deux alliés du FPR, doivent notamment soutenir la candidature de Paul Kagame.

La Commission nationale électorale doit annoncer les noms des candidats autorisés à concourir le 7 juillet prochain.

Mais la victoire de Paul Kagame ne fait, déjà, pas l’ombre d’un doute. Depuis le génocide des Tutsis de 1994, auquel il a mis fin en remportant la guerre avec le FPR, il est l’homme fort du pays. Après avoir été ministre de la Défense et vice-président, il a été élu Président par le parlement en 2000, puis réélu au suffrage universel en 2003 et 2010. Il se présente donc à ce qui sera la troisième élection présidentielle au suffrage universel depuis le génocide.

Des moyens considérables pour le FPR

Le FPR dispose de moyens considérables (il gère un fonds d’une valeur de 500 millions de dollars, selon le parti) et de plusieurs millions de membres.

La réforme constitutionnelle qui permet à l’actuel chef de l’État de se représenter, en repoussant la limite du nombre de mandats, avait été adoptée par référendum en décembre 2015 avec 98,3% des voix et un taux de participation de 98,3%, selon les chiffres officiels.

Dans une interview à Jeune Afrique en mai dernier, Paul Kagamé avait affirmé que son prochain mandant serait « sans doute » le dernier. En théorie, il peut rester au pouvoir jusqu’en 2034.

« Nous devons faire les choses différemment et faire plus d’efforts pour que les sept années qui viennent nous donnent une forme de transition », a-t-il déclaré dans son discours, ce 17 juin.

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