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Rafael Nadal était sans rival durant cette édition 2017. (N.Luttiau/L'Equipe)
Rafael Nadal était sans rival durant cette édition 2017. (N.Luttiau/L'Equipe)

Roland-Garros : Rafael Nadal remporte le 2ème titre en battant Stan Wawrinka en finale

Rafael Nadal a joué une grande finale, dimanche à Roland-Garros, face à Stan Wawrinka (6-2, 6-3, 6-1, en 2h05), devenant le premier joueur de l’ère Open à conquérir dix fois le même Grand Chelem. Il revient à trois unités de Roger Federer, l’autre grand monsieur de l’année 2017.

Il aura donc fallu trois ans à Rafael Nadal pour conquérir son dixième titre, la fameuse décima, à Roland-Garros. L’Espagnol (31 ans) y aura mis la manière, comme à sa grande époque, et même mieux, si l’on se fie à cette statistique ahurissante : 35 jeux perdus en sept rencontres (record personnel amélioré de six unités), dont six en finale, dimanche après-midi, face à celui qu’on présentait comme son plus féroce rival de toute la quinzaine, Stan Wawrinka (6-2, 6-3, 6-1, en 2h05). Le Suisse (32 ans, 3e), sans doute émoussé 48 heures après sa demie dantesque contre Murray (4h34), aura été bien impuissant face au roi de la terre (24-1 cette saison), de retour lundi à la deuxième place mondiale. En 2017, les patrons, c’est Federer et Nadal. Vous avez dit vintage ?

Nous reviennent ces deux balles de 5-3 pour Benoît Paire, au deuxième set de son premier tour face au Majorquin sur le Lenglen : l’Avignonnais aura été, tout compte fait, le plus proche (cinq points) de chiper une manche à Nadal, qui a élevé son niveau crescendo au fil du tournoi. Jusqu’à atteindre un nouveau sommet personnel ? On peut le penser, notamment côté revers. Il y a eu la correction, face à Basilashvili (un jeu perdu), et puis surtout ces deux gifles, infligées à Dominic Thiem, en demie, puis Stan Wawrinka ce dimanche. Clin d’œil de l’histoire : l’Autrichien et le Suisse avaient marqué exactement le même nombre de jeux lors de leur premier duel Porte d’Auteuil face à l’Espagnol (7 et 6).

Le film du match

C’est la troisième fois que Rafael Nadal remporte Roland-Garros sans perdre un set, après 2008 et 2010.

A partir de 2-2 dans la première manche, Nadal a débuté son récital

Cette finale 2017, disputée dans des conditions estivales (plus de 30 degrés au top départ), a démarré sur un petit rythme, la faute aux nombreuses erreurs des deux acteurs (25 sur le seul premier acte), logiquement tendus par l’enjeu. L’atmosphère dans les tribunes, bien garnies, était elle plus légère : «Stan, lâche rien, c’est pas fini», hurla ainsi un petit malin après le premier point du match, gagné par Nadal. Il ne croyait pas si bien dire puisque dès que le Majorquin a accéléré, en retrouvant sa première au meilleur des moments, à 1-1, 30-40 (4/11 au départ, 65% sur le match, 83% de points gagnés derrière elle), sur la seule occasion de break du Vaudois, et surtout en bloquant – littéralement – son compteur de fautes directes (4 de 2-2 au premier set jusqu’à la fin !), il s’est irrésistiblement échappé.

Le tableau

En enchaînant sept jeux de 2-2 à 6-2, 3-0, Nadal a assommé un Wawrinka condamné à être ultra-agressif. Le hic, c’est que le Suisse était moins en réussite qu’en demie, deux jours plus tôt, moins mobile aussi. Le revers croisé de l’Espagnol lui aura fait très mal, mais c’est surtout son incapacité à renverser le cours d’un point, lorsque son adversaire en prenait (de plus en plus régulièrement) le contrôle, qui aura scellé bien tôt sa défaite.

Dès le premier jeu du deuxième acte, le Vaudois a montré des gestes de dépit : il s’est fait breaker blanc dans la foulée. De cette deuxième manche, de cette finale sans doute, et peut-être même de cette légendaire decima, on retiendra sans doute une image, lors du sixième jeu : cette accélération insensée en coup droit long de ligne du quatrième mondial, flashée à 160km/h. Oui, son drive(coup droit), comme dirait l’oncle Toni, a de nouveau été super-efficace en finale, mais son revers l’a sans doute été tout autant, privant «Stan the Man» de la moindre ouverture.

35 jeux perdus en 7 matches : c’était Rafa express !

A partir de 2-2 (23 minutes de jeu), Rafael Nadal n’aura jamais desserré son étreinte : le Majorquin devient vite injouable lorsqu’il fait la course en tête et que son bras se libère. Wawrinka avait raison de craindre ce scénario. Il en a fracassé sa raquette, juste avant de perdre le deuxième set, il en a souri aussi, de dépit, d’admiration peut-être, à de nombreuses reprises. Il y a eu tentative de rébellion à 3-1 dans la troisième manche (quatre égalités), avec l’appui du public du Chatrier, qui aurait bien aimé que le spectacle se prolonge, mais un coup droit dans la bâche et un cinquième break concédé (sur six) ont précipité la fin de la rencontre. Neuf points plus tard, Rafael Nadal s’étendait de tout son long en fond de court, foudroyé d’émotions. Il l’a fait, et pour la dixième fois !

Fabien Mulot, à Roland-Garros

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