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Procédure d’ impeachment contre Trump: les auditions publiques de témoins de l’affaire ukrainienne démarrent ce jour au Congrès américain

Procédure d’impeachment contre Trump : Tout ce qu’il faut savoir sur l’acte 2, qui s’ouvre devant les caméras mercredi
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•La phase publique de l’impeachment démarre ce mercredi, avec des auditions de témoins retransmises en direct.

•Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir fait pression sur Kiev pour enquêter sur son rival Joe Biden.

•Un vote sur l’impeachment pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année et être suivi d’un procès au Sénat début 2020.

Des millions d’Américains vont avoir les yeux rivés sur leur télévision. Après une première phase à huis clos, le second acte de la procédure d’impeachment contre Donald Trump, qui démarre ce mercredi, va se jouer devant les caméras. Alors que le président américain est accusé par les démocrates d’avoir fait pression sur Kiev pour enquêter sur son rival Joe Biden, des témoins clés de l’affaire ukrainienne vont témoigner publiquement au cours des prochaines semaines. Voici ce qu’il faut savoir si vous avez raté le début.

« J’aimerais que vous nous fassiez une faveur », la requête qui plombe Trump

Tout a commencé par un coup de téléphone passé par Donald Trump au président ukrainien Zelensky le 25 juillet. Le locataire de la Maison Blanche demande une « faveur » à son homologue : qu’il enquête sur la corruption en Ukraine et se « penche » sur les activités du fils de Joe Biden, qui a siégé au conseil d’administration de la compagnie gazière ukrainienne Burisma quand son père était vice-président. Alarmés, plusieurs membres du Conseil de sécurité nationale préviennent les services juridiques de la Maison Blanche. La retranscription de la conversation est alors placée sur un serveur ultra-sécurisé pour en limiter l’accès. Un lanceur d’alerte anonyme prévient un comité de la Chambre des représentants début septembre.

« Quid pro quo » ou pas « quid pro quo », la question centrale

Une semaine avant le coup de téléphone, la Maison Blanche demande au Pentagone, sans explication, de geler près de 400 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine. Bill Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, a témoigné que la Maison Blanche avait clairement fait comprendre à Zelensky que le déblocage de l’aide aurait lieu quand il annoncerait publiquement qu’une enquête était ouverte sur le fils de Joe Biden. Membre du Conseil de sécurité nationale, Alexander Vindman a affirmé qu’une invitation à la Maison Blanche avait également été conditionnée à l’ouverture de l’enquête réclamée par Donald Trump. Pour les démocrates, il s’agit donc d’un « quid pro quo », des contreparties liées à la requête du président américain. Le 25 septembre, Nancy Pelosi annonce l’ouverture d’une enquête d’impeachment, estimant que le président américain a « trahi » son serment.

Une diplomatie parallèle menée par Rudy Giuliani

L’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, a tenté pendant plusieurs mois de convaincre des responsables ukrainiens d’enquêter sur les Biden, menant ce que plusieurs témoins ont décrit comme une « diplomatie parallèle » court-circuitant les canaux officiels. Deux de ses intermédiaires d’origine ukrainienne et biélorusse, Lev Parnas et Igor Fruman, ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter les Etats-Unis. Si leur inculpation pour financement illégal de campagne n’est pas liée à ce qui est reproché à Donald Trump, l’avocat de Parnas a déclaré que son client était disposé à collaborer à l’enquête d’impeachment.

L’impeachment divise l’opinion américaine

C’est Bill Taylor qui va ouvrir le bal des témoignages publics, mercredi. Il devrait répéter ce qu’il a dit à huis clos. Selon Chris Edelson, professeur de sciences politiques à l’université de Washington, un témoignage devant les caméras, reprise en boucle sur Twitter, « pourrait avoir un impact plus important sur l’opinion » qu’une déclaration écrite. A l’heure actuelle, 52 % des Américains soutiennent l’enquête d’impeachment et 45 % y sont opposés, selon la moyenne de FiveThirtyEight. C’est encore plus serré pour une destitution, avec 47 % pour et 45 % contre.

Un vote sur l’impeachment possible d’ici la fin de l’année

Les démocrates ne traînent pas. En six semaines, ils ont ouvert une enquête, auditionné une quinzaine de témoins et voté pour formaliser la procédure. A ce rythme, ils pourraient présenter des articles d’impeachment autour d’un abus de pouvoir du président américain, l’accusant d’avoir sollicité l’aide d’une puissance étrangère en vue de sa réélection, dans les prochaines semaines, avec un vote possible d’ici la fin de l’année. Le procès de Donald Trump s’ouvrirait alors au Sénat début 2020. Les républicains étant majoritaires, le président américain devrait, sauf coup de tonnerre, échapper à une destitution.

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