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Vue sur le Lac Anosy en juillet 2009, au centre de la ville d'Antananarivo, capitale de Madagascar.
© Sascha Grabow / Wikimédia
Vue sur le Lac Anosy en juillet 2009, au centre de la ville d'Antananarivo, capitale de Madagascar. © Sascha Grabow / Wikimédia

Madagascar : débats publics à Antananarivo autour de la révision de la Constitution

Membres de la société civile, militants de parti politique ou simples citoyens, ils étaient environ 200 à s’être déplacés, ce mercredi, à Antananarivo pour assister au débat public sur la révision de la Constitution malgache. Des responsables du parti au pouvoir et des partis d’opposition étaient présents pour donner leurs points de vue et répondre aux citoyens. Il y a un près d’un mois, le 16 septembre, le président de la République Hery Rajaonarimampianina s’est dit favorable à une modification de la Constitution.

Discussions animées et salle comble pour le premier débat sur la révision constitutionnelle. Si l’on s’en tient à la loi fondamentale actuelle, l’élection présidentielle devrait se tenir entre le 24 novembre et le 24 décembre 2018. Un délai trop court pour organiser un scrutin à deux tours, estime le chef de l’Etat malgache.

« A Madagascar, on ne peut pas faire les élections dans ce délai. Il faut résoudre le problème de cette Constitution et certaines dispositions difficilement applicables. On va poser la question de savoir si on va rectifier cela par voie référendaire. On ouvre le débat et après on verra quand et comment on peut organiser ces élections », explique Mohamed Rachidy, le vice-président du HVM, le parti au pouvoir.

« Pas le moment »

« Ce n’est pas le moment d’organiser une révision constitutionnelle », argumente Christine Razanamahasoa, députée et coordinatrice du Mapar, le parti d’opposition de l’ancien président de la transition Andry Rajoelina : « Il y a d’autres priorités dans notre pays que ce soit l’insécurité ou encore la lutte contre la corruption que l’Etat devraient régler d’abord. Et surtout, la préparation des élections présidentielles qui devront avoir lieu en 2018 puisque que le mandat du président de la République arrivera à expiration le 24 janvier 2019 à 00 heure ».

Les opposants à la révision de la Constitution craignent un report de l’élection, car une modification de ce texte exige d’abord un référendum. D’après eux, les dépenses engendrées par ce vote pourraient épuiser les moyens financiers prévus pour organiser l’élection présidentielle.

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