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mercredi, août 5, 2020
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La plus jeune écologiste Yasmine Toumi, sera-t-elle la future Greta Thunberg Tunisienne?

Elle était sur le podium avec des responsables et panélistes tunisiens et européens chargés des dossiers du climat et du développement durable

Elle n’a que 12 ans, mais, l’écolière de la localité de Soliman au Cap Bon, Yasmine Toumi, manifeste déjà un grand potentiel de leader et une grande volonté pour devenir symbole de la lutte contre le changement climatique, tout comme la militante suédoise pour le climat, Greta Thunberg.

Thunberg, rappelle-t-on, est une adolescente de 16 ans, qui a inspiré la jeunesse dans le monde entier, pour lutter contre les effets du dérèglement climatique, grâce à son action à Stockholm “grève scolaire pour le climat”. Elle est, désormais, sollicitée par les programmes des Nations Unies pour sensibiliser à la nécessité d’agir contre les impacts du réchauffement climatique.

“J’ai le droit de vivre dans un climat sain. Tous les enfants de la Tunisie ont le droit de vivre dans un climat sain”, a lancé la jeune écolière Yasmine Toumi, mardi, à l’occasion du lancement par le Bureau régional- Afrique du Nord du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) du projet de “mobilisation de la société civile pour renforcer le dialogue pour la résilience aux changements climatiques”. Un projet de 600 000 euros, qui cible la mobilisation de 30 ONG pour “un dialogue constructif avec les pouvoirs publics” en matière du climat.

Les responsables du WWF TUNIS- Afrique du Nord, impressionnés par son engament et son amour pour la nature, ont fait appel à l’enfant pour témoigner. Elle a répondu présente, pourtant “elle n’a jamais assisté à de pareilles manifestations”, lance à TAP, sa sœur ainée, Chaima, venue la soutenir et l’encourager dans cette épreuve “très importante pour elle”.

Elle était sur le podium avec des responsables et panélistes tunisiens et européens chargés des dossiers du climat et du développement durable (Ministère de l’Environnement, WWF France, AFD…).

“Je veux vivre et devenir grande comme vous et entendre, au futur, un enfant heureux témoigner comme moi devant un public pareil”, a encore dit la jeune élève, la langue diluée, à la fin de sa prise de parole, la première de sa vie en public.

Venue témoigner de son expérience et celle de ses collègues à l’école primaire Salah Azaiez à Soliman (Nabeul), Yasmine qui est active dans le club de l’environnement de l’école et avec l’association de l’Environnement et de Développement de Soliman, a raconté le calvaire des écoliers lors des inondations et des coulées de boue meurtrières, qui avaient lieu en septembre 2018 (22 et 23 septembre) à Nabeul, causant des dommages évalués à des milliards de millimes.

“Nous avons perdu nos cahiers et nos livres. Beaucoup d’élèves sont tombés malades. Notre école a été sinistrée et notre village aussi à cause du débordement d’Oued El Bey”, dit-t-elle, sur un ton de déception et de reproche.

En dépit de son jeune âge, elle dit qu’elle sait que ces phénomènes extrêmes sont causés par les changements climatiques et qu’ils menacent l’avenir des générations futures.

“La sebkha de Soliman a été notre solution face aux inondations… elle a absorbé l’eau et contribué à l’atténuation des impacts des inondations”, estime la jeune oratrice.

Première de l’école, durant ses 6 années d’études, avec une moyenne, toujours, au dessus de 18/20, Yasmine a appris, à travers le club de l’Environnement de l’école, qu’il existe des solutions pour résilier aux changements climatiques et que ces solutions devraient prendre en compte les droits des générations futures.

“Il faut protéger les zones vertes et la zone humide de Soliman (environ 225 hectares), inscrite sur la liste RAMSAR. Notre zone humide renferme des espèces rares de plantes et d’oiseaux, dont les flamands roses et le l’Echasse blanche”, explique la jeune écolière, qui essayait de convaincre la salle et de se rappeler de l’intégrité de son discours.

Sa sœur dit que Yasmine, la plus jeune de la famille de 5 membres (parents et trois filles), a été soutenue par son institutrice et également présidente de l’Association de l’Environnement et de Développement de Soliman, Souad Chattouti.

C’est comprhénsible, la jeune élève rêve de présider une association environnementale comme son idole. Après ses études, elle veut devenir une ingénieure en Mécanique.

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