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Des violences entre supporters de Jean Ping et d'Ali Bongo avaient émaillé l'issue de l'élection présidentielle gabonaise de 2016.
© MARCO LONGARI / AFP
Des violences entre supporters de Jean Ping et d'Ali Bongo avaient émaillé l'issue de l'élection présidentielle gabonaise de 2016. © MARCO LONGARI / AFP

Gabon : une enquête indépendante bientôt organisée sur les violences post-électorales ?

Au Gabon, l’Union européenne a appelé une nouvelle fois jeudi 19 octobre à l’organisation d’une enquête indépendante destinée à faire toute la lumière sur les violences post-électorales de 2016. Selon l’Union européenne, cette enquête est un « passage obligé afin de rétablir la réconciliation entre tous les Gabonais » et « garantir la stabilité (…) du système démocratique gabonais ».

Ce nouvel appel de l’Union européenne à l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violences post-électorales intervient dans le cadre du dialogue engagé entre l’UE et le Gabon depuis près d’un an pour entamer un certain nombre de réformes. Les autorités gabonaises ont immédiatement réagi à la demande de l’UE et fait part d’un certain étonnement.

« Le Gabon a déjà pris l’initiative de saisir la juridiction internationale qu’est la CPI à laquelle le Gabon est imparti. A moins de considérer que la CPI, ce n’est pas internationale. Il me semble que la CPI est la juridiction internationale reconnue par toutes les nations. Donc nous nous en tenons à cela », a expliqué le e porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie Bi Nzé.

« La CPI est venue au Gabon, la CPI est en plein processus pour décider s’il y a lieu d’ouvrir une enquête ou pas. Alors que ceci est en cours, nous ne comprenons pas très bien cette demande de l’Union européenne, a ajouté Alain-Claude Bilie Bi Nzé. Nous estimons que nous sommes dans le cas d’un dialogue avec l’Union européenne. Nous devons aller au bout de ce processus de dialogue et nous trouvons un peu étonnant qu’en plein dialogue, l’Union européenne fasse cette demande alors que le dialogue se poursuit normalement selon les Accords de Cotonou ».

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