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Le palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française.
LUDOVIC MARIN / AFP
Le palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale française. LUDOVIC MARIN / AFP

France : les législatives qui donneront une nouvelle configuration de la classe politique

Quel que que soit le résultat de ce dimanche soir, ces élections législatives vont donner lieu à un véritable renouvellement, en raison notamment de la loi contre le cumul des mandats qui s’applique pour la première fois lors de ce scrutin. Désormais, un parlementaire ne peut plus exercer un mandat exécutif local. Un renouvellement que l’on a également vu à l’œuvre dimanche dernier avec la défaite de certaines figures du palais Bourbon. Edition spéciale sur RFI à partir de 17h30 (TU).

Alors qu’elles avaient jusque-là l’habitude d’être élues dans un fauteuil, certaines figures du palais Bourbon ont mordu la poussière dimanche dernier. Ce fut notamment le cas des ténors socialistes, Jean-Christophe Cambadélis et Jean Glavany, candidats tous deux à un cinquième mandat et éliminés dès le premier tour.

Conscients du risque, certains de leurs collègues avaient préféré eux ne pas se représenter, à l’image des anciens Premiers ministres Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault et François Fillon. A l’image également des deux derniers présidents de l’Assemblée nationale Claude Bartolone et Bernard Accoyer.

La fin du cumul

D’autres comme Laurent Wauquiez, Jean-François Copé ou Patrick Balkany ont préféré quitter l’Assemblée pour conserver leur mandat local car la loi sur le non-cumul des mandats s’applique pour la première fois lors de ce scrutin. Désormais un parlementaire ne peut plus exercer une fonction exécutive locale.

Conséquence directe : le palais Bourbon va profondément se renouveler. Mais aussi se rajeunir et se féminiser. Les partis ont investi quasiment autant de femmes que d’hommes pour ce scrutin. La raison ? Les pénalités financières ont doublé pour les formations qui ne respectaient pas la parité. Résultat : elles pourraient être plus de 40% dans la nouvelle Assemblée contre à peine 27% auparavant.

LE SECOND TOUR EN CHIFFRES

Autour de 47 millions. C’est le nombre d’électeurs convoqués aux urnes.

Il reste 1146 candidats pour 573 députés restants à élire.

Quatre sièges ont en effet déjà été pourvus, dès le premier tour : dans la 1ere circonscription de Paris, Sylvain Maillard, investi par la République en marche (LREM). Dans la 5e circonscription de la Somme, Stéphane Demilly (UDI), dans la 4e circonscription du Morbihan, Paul Molac, élu sous l’étiquette LREM, dans la circonscription de Wallis et Futuna, Napole Polutélé, candidat divers gauche.

246. C’est le nombre – jamais vu – de femmes arrivées en tête au premier tour. Et c’est un record historique : ce dimanche soir, la nouvelle Assemblée nationale pourrait être constituée de 42% de femmes. Si ces projections se confirment, la France se hisserait à la seconde place des pays européens en la matière. Juste derrière la Suède.

L’inconnue. L’autre record attendu, c’est celui de l’abstention qui risque d’être encore plus élevée que dimanche dernier.

Une seule. Les électeurs qui se déplaceront le feront une seule fois pour une triangulaire. Elle a lieu dans la première circonscription de l’Aube. L’essentiel du paysage de ce second tour, c’est 572 duels.

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