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Jean-Marie Michel Mokoko, candidat présidentiel indépendant, lors d’un rassemblement de clôture de campagne à Brazzaville, le 18 mars 2016.
Jean-Marie Michel Mokoko, candidat présidentiel indépendant, lors d’un rassemblement de clôture de campagne à Brazzaville, le 18 mars 2016.

Congo : le général Mokoko condamné à 20 ans de prison

Le général et opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, a été condamné vendredi à 20 ans de « détention criminelle » pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », à l’issue d’un procès qu’il a qualifié de « règlement de comptes politiques ».

« La cour criminelle déclare Jean-Marie Michel Mokoko coupable » et le « condamne à une peine de 20 ans de détention criminelle », a déclaré le président de la cour criminelle Christian Oba.

L’ex-candidat à l’élection présidentielle a trois jours pour se pourvoir en cassation, a-t-il ajouté.

La cour affirme avoir condamné par contumace à la même peine sept co-accusés dont six Français et un Congolais pour complicité « de l’infraction d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ».

Le général Mokoko, ex-chef d’Etat major, était conseiller du président Denis Sassou Nguesso qu’il a finalement défié à l’élection présidentielle de 2016.

Il a été arrêté en juin 2016 après avoir refusé avec d’autres candidats de reconnaître la réélection du président Sassou Nguesso qui cumule près de 35 ans de pouvoir.

« La décision de la cour criminelle ne nous surprend par parce que tout a débuté dans l’illégalité en violation de l’immunité juridictionnelle de notre client », a déclaré l’avocat du général Mokoko, Me Eric Yvon Ibouanga.

Sa défense affirme qu’il tient son immunité de son titre de « dignitaire de la République », un argument réfuté par l’accusation.

« C’est un jugement qui nous satisfait compte tenu de la gravité de l’infraction et des éléments qu’il y avait dans le dossier », a déclaré un des avocats de l’Etat congolais, un Français inscrit au barreau de Brazzaville, Me Gérard Deviller.

Vendredi, les évêques du Congo-Brazzaville ont dressé un bilan sévère des maux qui frappent le Congo-Brazzaville, sans ménager le pouvoir.

Sans faire référence au général Mokoko, les évêques soulignent le besoin d' »une justice équitable et indépendante » et demandent la libération de « toutes les personnes en prison à la suite des contentieux politiques ».

Avec AFP

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