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Comment augmenter le taux de bancarisation en Afrique centrale?

Cette question était posée le 23 mars à Brazzaville lors de la conférence sous-régionale sur l’inclusion financière, co-organisée par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) et le Fonds monétaire internationale (FMI). La conférence régionale sur l’inclusion financière en Afrique centrale, des praticiens du financement des infrastructures, des ministres des Finances, des gouverneurs de Banques centrales et autres décideurs, a regroupé près de 200 participants issus des pays membres de la CEMAC. Al’issue des travaux, ces experts ont recommandé la mise en place d’un cadre et des mesures et suivi-évaluation des actions de promotion d’inclusion financière dans les pays de la CEMAC , qui comptent 1,56 agence bancaires et 2, 36 distributeurs automatiques de billets (DAB) pour 100 000 habitants. Le Fonds monétaire International(FMI) et la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(BEAC) ont recommandé aux pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) d’améliorer les capacités financières et l’accès aux crédits aux Petites et moyennes entreprises (PME), afin de relever le faible taux de bancarisation dans la région.

‘’En fin d’année 2012, la taux de bancarisation n’y était que de 5 à 7 % en Afrique centrale en moyenne contre en moyenne 50 à 60 % au Maghreb. Le ratio du crédit privé au Produit intérieur brut (Pib) est à moins de 10% en Afrique centrale contre 142% en Afrique du sud, 127% en Chine, 30% au Sénégal et à peu près de 20% en Côte d’Ivoire, a déclaré Gilbert Ondongo, ministre congolais de l’Economie, des Finances et du Budget. Selon lui, l’insuffisante inclusion financière en Afrique centrale a tendance à entretenir la pauvreté et a freiné le rythme ainsi que la diffusion de la croissance dans les pays de la sous-région. « Les principales causes de la sous-financiarisation sont le faible niveau des revenus nationaux et du revenu par habitant. Il est aujourd’hui établi que plus le revenu national et le revenu par habitant sont faibles, moins dense est le système financiers du pays », a-t-il précisé. Outre le faible taux de bancarisation, le gouverneur de la BEAC, M. Lucas Abaga Ntchama, a également déploré le faible degré de financiarisation des économies (11,7%) et celui de l’accès des particuliers et des PME aux crédits (2%), à l’occasion d’une conférence co-organisée, lundi à Brazzaville, par le FMI et la BEAC, avec l’appui du gouvernement. La directrice adjointe du département Afrique du FMI, Mme Anne-Marie Gulde-Wolf, a dénoncé les obstacles à l’accès aux services financiers en zone CEMAC. Elle a affirmé que « l’inclusion financière favorise la croissance inclusive. Il est maintenant reconnu qu’un système financier accessible peut contribuer à améliorer les perspectives économiques et sociales, en particulier dans les pays aspirant à l’émergence ». « Un meilleur accès aux services financiers permet aux populations démunies de s’affranchir des contraintes rigides des transactions menées en espèces; de commencer à épargner; de recevoir des microcrédits pour investir », a ajouté Mme Gulde-Wolf.

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