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Cameroun : Bafoussam se mobilise pour les préparatifs de la CAN 2019

Le gouverneur de l’Ouest a évalué l’état des infrastructures au cours d’une réunion mercredi dernier.

«Du concret ! ». Augustine Awa Fonka, gouverneur de la région de l’Ouest, lors de la réunion qu’il présidait le 9 août 2017 dans la salle des conférences de ses services, a voulu savoir ce qui existe réellement sur le terrain en termes d’infrastructures. La ville de Bafoussam abritera en effet l’une des poules de la CAN 2019.  Dans les différents secteurs, il s’agissait de montrer ce que l’équipe d’experts commise par la CAF, attendue le 24 août, va observer. Il en découle que le stade omnisports, validé il y a un an par la CAF, est en bon état. L’aéroport est fonctionnel. L’hôpital régional de troisième catégorie a été refectioné. Sa capacité d’accueil, son plateau technique et ses ressources humaines ont été densifiés.

Bafoussam dispose d’un  hôtel 4 étoile et d’une trentaine d’hôtels de 3 et 2 étoiles. Si le gouverneur constate qu’avec ces éléments visibles sur le terrain, le cahier des charges exigé par la CAF est en bonne partie rempli, il s’intéresse aux autres chantiers prévus pour densifier ces acquis. Côté stades d’entraînements, ceux  de Bandjoun et de Tocket Bafoussam n’attendent qu’une couche de gazon pour être opérationnels. D’autres travaux d’aménagement sont effectués pour améliorer leur confort. Outre le stade municipal de Bafoussam, les stades municipaux de Bangangté et de Foumban sont préparés pour pallier une forte demande, à côté du stade omnisports annexe. Un hôpital gynéco-obstétrique de 2e  catégorie en construction, va être livré dans un an.

Quatre autres hôtels de 5 et 4 étoiles sont en cours de finalisation. Toutes ces infrastructures se trouvent sur les principaux axes routiers déjà bitumés. Concernant les routes à réfectionner ou aménager, les études ont été menées. Les financements sont disponibles et dès la fin de la saison des pluies, les chantiers seront lancés. Et le gouverneur de conclure que Bafoussam a déjà suffisamment investi et est prêt à accueillir la CAN et les émissaires de la CAF.

Joseph-Antoine Bell:  « Nous n’avons pas d’inquiétude » (Ancien international camerounais)

Comment avez-vous accueilli les récents propos du président de la CAF ?
Je les ai accueillis sans panique. Il y a un morceau de phrase dans ces propos qui, à mon sens, a son importance et que tout le monde a oublié. C’est « au jour d’aujourd’hui » ou « à l’heure actuelle ». Je retournerais tout simplement la question en disant, si la CAN avait lieu demain, elle aurait lieu avec quelles équipes ? Dès qu’on dit cela, le problème est résolu car si la CAN avait lieu demain, personne ne serait prêt, y compris la CAF. Personne n’est encore qualifié et il n’y a pas la CAN demain. La seule chose qui soit constante aujourd’hui, c’est que l’hôte de la CAN 2019, c’est le Cameroun. Comme footballeur, lorsqu’on a une échéance, il ne faut pas être prêt trois ans avant, mais à l’heure H. Il n’y a aucun pays au monde qui se soit prévalu d’être prêt deux ans avant la compétition qu’il doit accueillir. En revanche, pour toutes les compétitions, on a toujours dit du pays organisateur qu’il n’était pas prêt, jusqu’à ce que la compétition se tienne. Les seules fois où on le dit moins, c’est quand les compétitions ont lieu en Europe, à cause de sa force économique et médiatique. Mais tout le monde sait qu’on travaille jusqu’au dernier jour. M. Ahmad est probablement aujourd’hui un meilleur président qu’hier et sera demain un meilleur président qu’aujourd’hui. A son corps défendant, M. Ahmad se considère comme le membre de la CAF qu’il était hier, sauf qu’il n’est pas M. Tout le monde. Petit à petit, il rentrera dans ses habits de président. Il peut faire un faux pas dans un discours, mais je ne pense pas que finalement, il ait pu penser un seul instant ce qu’il a dit.

Pourtant le Cameroun a déjà démontré son expertise…
Il est difficile de le condamner les yeux fermés. Les Camerounais sont les premiers à avoir annoncé partout dans le monde qu’on ne serait pas capable d’organiser les deux CAN (2016 et 2019). Lorsque celle de 2016 a été brillamment réussie, ceux qui avaient annoncé le contraire ne se sont pas excusés. Or, à l’étranger, tout le monde parle de la brillante organisation de la CAN féminine en souhaitant que la CAN masculine lui ressemble. Les messages que nous avons envoyés à l’étranger sont faux. Si on devait jouer aujourd’hui une CAN à quatre équipes, elles se jouerait à Limbé. Ce site est totalement prêt.

Le Cameroun peut-il relever le défi d’une CAN à 24 au lieu de 16 comme c’était prévu ?
Nous sommes habitués à évoluer dans l’adversité, mais pour cela, il faut garder son sang-froid. On travaillait pour être prêt sur le fil du rasoir pour janvier 2019. Si maintenant, sans avoir rien demandé, la CAN a lieu en juin, nous sommes très aise pour annoncer que tout sera encore plus prêt. Nous n’avons pas d’inquiétude. S’agissant du chiffre 24, le Cameroun, par le chef de l’Etat, a décidé d’accompagner le mouvement footballistique. Il n’est jamais venu à l’idée d’aucun responsable d’utiliser le coté juridique pour régler quoi que ce soit. Avant même d’avoir reçu la notification du cahier de charges, le Cameroun était prêt à accompagner la jeunesse africaine avec les 24 pays participants. Cela ne nous coûtera pas plus d’efforts. On est prêt à montrer qu’on sera dans les délais.

Honoré FEUKOUO

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