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mardi, octobre 19, 2021
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ABDELAZIZ BOUTEFLIKA: LE FENNEC ALGERIEN A TIRE SA REVERENCE

             BOUTEFLIKA ! un nom qui aura tenu l’ALGERIE en haleine ces deux dernières décennies .

            BOUTEFLIKA , le natif de OUJDA , dans le Nord-Est du MAROC est l’une des principales et dernières figures marquantes de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Avec son décès, c’est une page de l’histoire postcoloniale de ce pays qui se tourne.

             Abdelaziz BOUTEFLIKA, comme la plupart des jeunes algériens de son époque,  rejoint très tôt les rangs de la lutte pour la libération de l’Algérie sous domination française. Cependant c’est sa rencontre avec BOUMEDIENE et la longue et grande amitié qui s’en suivra qui déterminera sa précocité politique. Dès 1962, à l’indépendance du pays, il devient ministre de la jeunesse et du tourisme à 25 ans. Trois ans plus tard, à la faveur du coup d’état effectué par son mentor, il devient le plus jeune ministre des affaires étrangères du monde en 1965, à l’âge de 28 ans. Il occupera le poste seize années durant, avant de prendre le chemin de l’exil.

             Durant la décennie de braise que va connaître l’Algérie, à la suite de l’annulation des élections législatives par le gouvernement qui redoutait de voir les islamistes du FIS s’emparer du pouvoir, le pays se cherche un leader capable de rassembler toute la nation. Après un refus de présider aux destinées de l’Algérie en 1994, il accepte cette mission en 1998, annonçant dans la foulée sa candidature à l’élection prévue l’année d’après. Il sera élu à une majorité de 73%, inaugurant ainsi l’ère BOUTEFLIKA à la tête du pays.

             A son accession à la magistrature suprême, il accélère et parachève le processus de la guerre civile qui n’en finit pas de faire des morts, en accordant une amnistie générale à tous les acteurs de cette tragédie afin de restaurer la paix dans le pays. En 2013, il est victime d’un AVC. Il éprouvera beaucoup de difficultés à poursuivre ses efforts de modernisation du pays. Les algériens lui reconnaissent volontiers les bonds qu’il aura permis au pays de faire, notamment sur les plans de la sécurisation des frontières, de l’éducation, de la santé, etc. Ses capacités à remplir convenablement  ses fonctions ne cesseront dès lors à s’amoindrir au point où il ne se déplacera plus qu’en fauteuil roulant et ne prendra plus la parole en public.

Le HIRAK aura eu raison de sa volonté de se maintenir au pouvoir. Lui le «golden boy » de la politique algérienne, il quitte la scène par la petite porte. Il pousse son dernier soupir loin des projecteurs, dans une résidence médicalisée.

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