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Manifestations de l'opposition du 21 octobre 2017 à Douala
Manifestations de l'opposition du 21 octobre 2017 à Douala

21 octobre 2017 : Journée tendue dans les secteurs Est et Centre de Douala

Des leaders de l’opposition et de la société civile qui, malgré l’interdiction administrative, avaient maintenu la manifestation de solidarité à l’endroit des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont été confinés à domicile par les forces de l’ordre

Le député Jean Michel Nintcheu et responsable du SDF dans la région du Littoral qui avait initié une manifestation ce jour à Douala, en solidarité aux populations du Nord Ouest et du Sud-Ouest et qui avait annoncé son maintien malgré l’interdiction par l’administration, a été confiné par les autorités et les forces de ordre à son domicile de Ndogpassi (Douala 3e) depuis la mi-journée. Cette information communiquée aux médias dans la mi-journée par des responsables régionaux du SDF été confirmée en milieu d’après midi par des sources dignes de foi auprès de l’administration et des services de sécurité.

Bloqué à zone dite douche municipale à Douala Akwa alors qu’il essayait de contourner le dispositif isolant l’accès au stade Omnisport de Bepanda, et se rendre ainsi au lieu de ralliement avec ses militants et leaders politiques associés à cette manifestation (Upc Manidem ou des fidèles, CPP, Manidem tendance Yebga, Purs, etc), il aurait été retenu sur place pendant plusieurs heures. Alors qu’il résistait à l’ordre d’interdiction de manifestations jugé illégal dont il disait jusqu’à hier n’en avoir pas été notifié, il a été conduit manu militari à son domicile par les éléments des forces de l’ordre.

Au moment où nous écrivons ces lignes, nul ne sait si cet élu du peuple est l’objet d’une assignation à résidence (restriction de la liberté d’aller et venir) et dans ce cas, quel en seraient les motifs.

De leur côté, les leaders de l’UPC Manidem et du CPP Alexis Ndema et Édith Kah Walla qui s’étaient réunis au siège du parti historique à Deido en ont été extraits à quelques encablures de l’heure de la manifestation prévue à 13h et conduits au siège de la police d’intervention (GMI) à Bonanjo où selon leurs équipes, ils auraient été entendus sur procès verbal puis remis en liberté quelques heures après et confinés aussi à domicile.

Au final, les secteurs Deido, New Deido, Bepanda, Makepe, Bessengue, Cité Cicam, etc. dans les communes de Douala 1er et Douala 5 sont restés quasiment paralysés pendant toute la journée de ce 21 octobre par un important déploiement des forces de l’ordre. De même que la libre circulation dans l’ensemble de la cité portuaire du Cameroun.

Les passagers de véhicules de transports en commun qui s’aventuraient étaient systématiquement fouillés. Des personnes présumés ayant des liens avec les organisations ou leurs leaders ayant appelé à la manifestation ont fait l’objet d’intimidation.

La directrice exécutive du Redhac Maximilienne Ngo Mbe qui se rendait en ville en vue d’observer les manifestations interdites et le respect des droits de l’homme à l’occasion aurait, selon un responsable du Redhac, été descendue du taxi à bord duquel elle se trouvait et invité à retourner à son domicile. Des informations non confirmées ont circulé dans la journée selon lesquelles des membres du Redhac étaient recherchés par la police au motif que leurs déclarations étaient hostiles à l’administration.

Alex Gustave Azebaze

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